Ne nous contentons pas de dire : « Le Christ est ressuscité » ; pensons plutôt : « Moi aussi, je ressusciterai ».
« Le secret d’une vie pleinement accomplie réside dans l’absence de peur face à la mort, car la mort n’existe pas. »
La période de Pâques est celle des nouveaux commencements, un moment propice au renouveau, tant dans notre environnement que dans notre esprit. Nous veillons souvent à ne pas accumuler un excès de poids physique, mais nous sommes parfois moins conscients du poids émotionnel que nous portons au fil du temps : pensées inutiles, blessures intérieures, croyances limitantes, surcharge d’informations et de désinformation. Il est temps de purifier l’esprit de ces émotions latentes et de ces peurs.
La peur principale de l’être humain demeure celle de la mort, une réalité qui semble aujourd’hui plus présente que jamais. Partout dans le monde, de nombreuses personnes ont perdu des êtres chers en raison de maladies ou des conflits engendrés tant par la nature que par les êtres humains. Est-il possible de se libérer de cette peur de l’au-delà ? Et si oui, comment ?
Une connaissance ancienne, aujourd’hui redécouverte et largement diffusée, nous rappelle que la mort n’existe pas. L’âme ne meurt jamais ; elle traverse les cycles de la vie, encore et encore, sans fin. Elle habite successivement différents corps, poursuivant ainsi son voyage. Le message de Pâques — « Il est ressuscité » — en est un rappel puissant.
Une compréhension émergente nous invite à reconnaître que notre véritable identité n’est pas le corps physique, avec ses caractéristiques telles que l’âge, le genre, la race ou la religion, mais une âme, un être de conscience et d’énergie spirituelle, distinct du corps. « Nous sommes des étoiles enveloppées de peau. » Le corps n’est qu’un vêtement temporaire, appelé à retourner à la poussière ou aux cendres. Le message de Pâques nous rappelle que nous sommes des êtres immortels. Apprenons à nous percevoir et à percevoir autrui comme une âme habitant un corps, et non comme un corps possédant une âme.
Ce que nous entretenons dans notre mémoire façonne notre être. Se souvenir de la peur nous affaiblit ; se souvenir de Dieu nous élève.
Qu’une âme quitte le corps (ce que l’on appelle communément la mort), qu’elle soit en gestation ou qu’une personne se trouve dans le coma, l’âme demeure vivante. Elle continue de créer et de recevoir des pensées, même si elle ne peut les exprimer. À la lumière de cette compréhension, lorsque qu’une âme quitte le corps, il est essentiel que les proches cultivent des pensées d’amour plutôt que de tristesse ou de douleur. Des pensées telles que « Je ne peux pas vivre sans toi » ou « Pourquoi nous as-tu quittés ? » peuvent engendrer agitation et souffrance pour l’âme.
À l’inverse, il convient de se tourner vers son cœur, d’y dissoudre les sentiments de perte et de tristesse, et de le remplir d’amour et de paix. Offrez des bénédictions à l’âme ; celles-ci seront reçues, ressenties et apporteront réconfort, facilitant ainsi son passage vers une nouvelle étape de son existence.
« La mort n’est pas une disparition. Le soleil et la lune se couchent, mais ils ne disparaissent pas. » — Rumi
En servant les âmes qui ont quitté ce monde par la création d’une atmosphère de paix et de vibrations d’amour, vous ferez l’expérience des bénédictions divines se déversant sur vous. Vous ressentirez l’amour et la puissance de Dieu vous traverser, apportant apaisement à vous-même comme à l’âme concernée.
Que chaque être humain se reconnaisse comme immortel. Qu’il ne se contente pas d’affirmer : « Le Christ est ressuscité », mais qu’il affirme avec conviction : « Je ressusciterai ».
Yvonne Chirya Risely

